Hans Asper (1499 -1571), Ulrich Zwingli 1531. Kunstmuseum Winterthur, Photo/Foto: Wikipedia.

La Réforme d’Ulrich Zwingli à Zurich

La Réforme – aussi appelée la Réforme protestante – bouleversa la Suisse du XVIème siècle. Contrairement à l’Allemagne où les comtes et princes régnants déterminaient la religion et la politique ecclésiastique, (Cuius regioeius religio – Tel prince, telle religion), c’étaient des structures prédémocratiques qui amorçaient le mouvemente réformiste en terre helvétique, entre autres, à Appenzell, Neuchâtel, Genève, Berne, Zurich et Bâle.

Au début de l’année 1519, Ulrich Zwingli (1484-1531), fut nommé prêtre séculier au Grossmünster (littéralement en français : grande abbaye) de Zurich. Il critiqua toujours plus fervemment les abus religieux. Il commença à mettre en place une réforme de l’Eglise qui conduisit à la fondation de l’Eglise réformée.

Il prêcha contre la vénération des images, des reliques et des saints, et s’engagea en plus contre le célibat et l’eucharistie. Il tenta de répandre sa réforme dans toute la Suisse et en tant que politicien, il rêvait d’une Confédération renforcée par la foi réformée. Une victoire importante d’Ulrich Zwingli fut l’introduction, en 1528, de la nouvelle foi dans sa ville natale Zurich.

Les homélies, les écrits ainsi que l’influence d’Ulrich Zwingli eurent comme conséquence que le Conseil de la ville de Zurich, suite à la pression de la population de la ville et de la campagne, demanda l’extraction des statues de saints et d’autres trésors hors des églises.

La Réforme suspendit les règles du carême ainsi que la messe catholique. Elle aboutit à de profonds changements dans la vie quotidienne et administrative zurichoise et se propagea dans plusieurs autres cantons de la Confédération.

Martin Luther (1483-1546), alors moine catholique fit afficher 95 thèses sur l’église de la Toussaint à Wittemberg (Allemagne).

Les idées de la foi réformée furent répandues dans le Saint-Empire romain germanique et en Suisse, notamment en 1522 par Ulrich Zwingli, curé à Zurich, et plus tard par Jean Calvin (1509-1564) à Paris, Strasbourg et Genève et par Guillaume Farel (1489-1565) à Neuchâtel.

La Réforme toucha alors la majeure partie de l’ Europe du Nord-Ouest, Les relations entre Martin Luther et Ulrich Zwingli, le père de la Réforme, furent marquées par un violent conflit.

Ulrich Zwingli voyait en Martin Luther « l’Hercule qui a tué le fauve romain ».  A l’inverse, Martin Luther décrivait Ulrich Zwingli comme « le géant de Zurich », terme empreint d’ironie.

(Source et plus d’informations e.a.: www.reforme-500.ch; www.zhref500.ch, www.zwingli.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice